Apres une semaine de bonne entente, la situation s'est rapidement degradee avec Therese. Elle a pris beaucoup d'assurance, je n'ai rien contre, mais ses suggestions deguisees en ordre (ou l'inverse) a propos de mon travail me tape sur le systeme. J'ai l'impression de l'avoir sur le dos en permanence ... heureusement qu'elle part de temps en temps avec Nina pour faire des menages a l'exterieur...
Je ne suis sorti de la propriete que 2 fois en 15 jours, j'ai beaucoup de temps pour penser, ruminer ... j'ai du mal a supporter l'isolement dans ces conditions. A plusieurs reprises j'essaie de lui faire comprendre qu'elle deborde de son territoire ... en vain ... la pression monte ... je ronge mon frein ... j'ai envie de la claquer ! ... Jusqu'au jour ou je l'envoie bouler correctement (ceux qui me connaissent un peu comprendront ... ) Elle ne comprend pas ma reaction ... "Pas le temps de t'expliquer maintenanrt, on verra ca plus tard !" Arrive le moment de la mise au point, elle ne comprend toujours pas ce que je lui reproche, me demande des exemples, je n'en manque pas ... les larmes lui montent aux yeux ... serait ce la verite qui blesse ? ... quoi qu'il en soit, je ne souhaitais pas en arriver la, sentiment d'avoir tape trop fort avec les mots ... lorsqu'elle me sort:" En Suede, au travail, les gens se plaignaient car j'etais trop parfaite !" ... ?!?! ... Quoi ! Je suis assis devant la femme parfaite, je l'ai sous les yeux depuis deux semaines et je ne m'en suis meme pas apercu ! Merde alors ! Devant tant de perfection et de modestie je me sens un peu desarme. Le soir, meme elle m'annonce qu'elle va partir bientot, je lui reponds que je compte faire de meme ... on partira le meme jour une semaine plus tard.
Malgre ce coup de sang, je garderait un excellent souvenir de cette premiere experience de wwoofing au fin fond du bush !
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